
Les bonnes pratiques pour structurer un projet Symfony
La structure d’un projet Symfony joue un rôle central dans sa maintenabilité, sa lisibilité et sa capacité à évoluer dans le temps. Un projet mal structuré devient rapidement difficile à faire évoluer, à tester et à transmettre à d’autres développeurs. À l’inverse, une organisation claire permet de réduire la dette technique et d’industrialiser le développement.
Cet article présente les bonnes pratiques concrètes pour structurer efficacement un projet Symfony.
Respecter la structure standard de Symfony
Symfony fournit dès l’installation une structure de base éprouvée. Il est fortement recommandé de la respecter autant que possible. Les dossiers comme src, config, templates, public ou tests répondent chacun à un rôle précis.
Modifier ou détourner cette organisation sans raison claire complique la compréhension du projet pour toute personne externe, qu’il s’agisse d’un nouveau développeur ou d’une Agence spécialisée en développement symfony amenée à reprendre le projet. La convention est un outil puissant : plus elle est respectée, moins il est nécessaire d’expliquer le fonctionnement du projet.
Le dossier src comme cœur du métier
Le dossier src doit contenir exclusivement le code métier. Il est conseillé d’éviter d’y placer des fichiers qui relèvent de la configuration, de l’infrastructure ou de la présentation. Cette séparation permet de garder une vision claire de ce qui fait la valeur fonctionnelle de l’application.
Organiser le code par domaine fonctionnel
Une erreur fréquente consiste à structurer le projet uniquement par type technique (Controller, Service, Repository, etc.). Cette approche fonctionne sur de petits projets, mais montre rapidement ses limites.
Une bonne pratique consiste à organiser le code par domaine fonctionnel ou par fonctionnalité. Par exemple :
- User
- Order
- Product
- Invoice
Chaque domaine peut ensuite contenir ses propres contrôleurs, services, entités et repositories. Cette organisation facilite la compréhension du périmètre fonctionnel et limite les dépendances croisées.
Limiter la taille des classes
Une classe trop volumineuse est souvent le signe d’un problème de conception. En Symfony, les contrôleurs doivent rester fins et déléguer la logique métier à des services dédiés. Une règle simple consiste à éviter les classes dépassant quelques centaines de lignes.
Adopter une architecture orientée services
Symfony repose fortement sur l’injection de dépendances. Chaque responsabilité doit être portée par un service clairement identifié. Cette approche favorise la réutilisabilité, les tests unitaires et l’évolutivité.
Il est conseillé de définir explicitement les services métier plutôt que d’accumuler de la logique dans les contrôleurs ou les entités Doctrine. Les services doivent être unitaires, testables et indépendants du framework autant que possible.
Éviter les services génériques
Les services aux noms trop vagues comme Helper, Utils ou Manager sont souvent le signe d’un manque de clarté. Chaque service doit avoir un nom précis reflétant exactement sa responsabilité.
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Gérer correctement la configuration
Le dossier config centralise toute la configuration de l’application. Il est important de séparer clairement la configuration selon les environnements : développement, test et production.
Les paramètres sensibles doivent être stockés dans les variables d’environnement et jamais directement dans le code. Symfony facilite cette approche grâce aux fichiers .env et au composant Dotenv.
Éviter la logique dans la configuration
La configuration doit rester déclarative. Toute logique conditionnelle complexe doit être déplacée dans le code applicatif. Cela permet de garder des fichiers de configuration lisibles et prévisibles.
Maîtriser l’utilisation de Doctrine
Doctrine est un outil puissant mais qui peut devenir source de problèmes si mal utilisé. Les entités doivent rester simples et représenter uniquement l’état des données. Il est déconseillé d’y placer une logique métier complexe.
Les requêtes complexes doivent être centralisées dans les repositories. Cela évite la duplication de logique et facilite les optimisations ultérieures.
Attention aux relations excessives
Multiplier les relations entre entités peut rapidement dégrader les performances. Il est important de réfléchir à l’usage réel des données et de privilégier des requêtes explicites plutôt que des chargements automatiques trop larges.
Structurer correctement les tests
Le dossier tests doit refléter la structure du dossier src. Cette cohérence permet de retrouver rapidement les tests associés à une fonctionnalité donnée.
Il est recommandé de distinguer clairement :
- les tests unitaires
- les tests fonctionnels
- les tests d’intégration
Une bonne structure de test est un indicateur fiable de la qualité globale du projet.
Limiter les dépendances inutiles
Symfony propose un écosystème riche de bundles et de composants. Toutefois, chaque dépendance ajoutée augmente la complexité globale du projet. Avant d’ajouter une librairie, il est important d’évaluer son utilité réelle et sa pérennité.
Moins un projet dépend de composants externes, plus il est simple à maintenir et à faire évoluer.
Documenter les choix techniques
Une bonne structure ne suffit pas sans documentation minimale. Il est conseillé de documenter :
- l’architecture globale
- les choix structurants
- les conventions internes
Cette documentation peut être simple, mais elle évite de nombreuses incompréhensions à long terme, notamment lors d’une reprise de projet ou d’un changement d’équipe.
Structurer correctement un projet Symfony repose avant tout sur la clarté, la cohérence et la discipline. Respecter les conventions du framework, organiser le code par domaine fonctionnel, limiter la complexité et documenter les choix sont des pratiques essentielles pour garantir la pérennité d’un projet. Une bonne structure n’est pas figée : elle évolue avec le projet, mais toujours dans une logique de simplicité et de lisibilité.
